En Corse, omerta autour de l’obésité infantile
Alors que sur le continent se dérouleront aujourd’hui plusieurs manifestations et colloques sur cette question, rien sur l’île ne semble avoir été préparé à l’occasion de cette 5e journée Nationale de Prévention et d’Information sur l’Obésité Infantile organisée sous l’égide de Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) le 10 janvier 2009.Pourtant force est de constater que la question devrait être d’autant plus d’actualité dans l’île que cette problématique de santé publique (qui partout ailleurs semble alarmer puisque l’obésité réduit en moyenne l’espérance de vie d’une dizaine d’années) touche particulièrement l’île conformément à la règle qui veut que les personnes les moins favorisées soient les plus touchées (on peut schématiser cette règle avec un pyramide au sommet de laquelle les gens sont sveltes et aisés et descendant vers une masse grandissante de gens pauvres et en surpoids).
Ainsi dénombre-t-on en Corse 22,2% d’enfants en surpoids ou obèses dans la tranche de population de 5 à 7 ans, soit le plus fort taux de France (DOM compris) où la moyenne nationale s’établit à 14,4%.

Carte des taux d’obésité en France métropolitaine.
Si l’on reporte au taux de sujets obèses ou en surpoids âgés de 3 à 17 ans qui est de 14,3% en moyenne nationale ce même écart, on peut valablement supposer qu’au bas mot 20% des enfants corses âgés de 3 à 17 ans ont des "problèmes de poids".
Les causes de ce surpoids étant de l’avis général la sédentarité (exemple de l’enfant qui regarde la télé plutôt que d’aller dépenser ses calories dans un club de tennis), la mal bouffe (des chips en lieu et place de bons petits filets de loups) et plus rarement de cause génétique ou pathologique (troubles du sommeil).
Crédits illustrations © Association Française de Pédiatrie Ambulatoire





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